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Yannis Stigkas traduit en français

Posted in 6 Jeunes poètes Grecs traduits en français on Ιανουαρίου 20, 2010 by Le grand écrivain

Os Gêmeos, Molotof

Yannis Stigkas


Traduction Z. D. Ainalis

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Le Comte de Lautréamont


Alors que tout était prêt

la mèche, l’essence, le vent

dans la voie de mon chagrin

et qu’il fallait que tout s’éteigne

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le rêve ne suffisait même pas pour d’amadou

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ah, ma mère avait raison :

ce chemin que tu poursuis, mon fils, t’amènera nulle part

dans tes yeux je ne vois que des mots étouffés

semble-t-il que le néant t’a touché précocement à l’heure de ta naissance

prends au moins les vœux d’une vieille femme

tout comme ces allumettes


Alors que tout était prêt

(je vous assure, mes mains ne tremblaient point)

à ce moment-là ce vieux amis de moi, Isidore,

fait son apparition de l’inconnu

« Non ! » il crie

et il s’empare brusquement les allumettes

« à la rigueur accepte mes gants pour défier autant

le noir que la lumière

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et mon bâton, aussi, afin que tu ne glisses pas

durant tes insomnies

– tu peux d’ailleurs l’utiliser comme un levier –

et accepte encore mon vieux chapeau

que j’avais –combien d’années !– comme ange

oh, si tu savais seulement combien des cris

peuvent s’entasser à son fond

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et, enfin, avant que tu fasses la moindre chose,

rappelle-toi de luire tes propres chaussures – salaud ! »

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« Isidore ! Je ne te reconnais pas! » je lui dis

« non » il dit

« nous fûmes entrés au miracle à genoux,

à la rigueur, sortons-nous comme des hommes ».

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Michalis Papantonopoulos traduit en français

Posted in 6 Jeunes poètes Grecs traduits en français on Μαΐου 30, 2009 by Le grand écrivain
 

Amedeo Modigliani, Nu Rose

Michalis Papantonopoulos

« D »

Traduction Z. D. Ainalis


 

I.


 

Je ne voulais pas savoir son nom

elle souriait et tombaient

ses dents par terre

elle parlait et sa bouche saignait des erreurs.

 

Une fille en enfer

m’a été une fois présentée. Elle portait

la langue toute blanche et elle tenait

ma main dans la main.

 

Je cherchais à l’aveuglette

le chemin vers la suivante.

 

 

 

II.


 

Un peu avant minuit

et derrière les rideaux

elle s’habillait grosse

la peau écarlate

elle coiffait ses cheveux

et ouvrait la fenêtre de la maison intérieure

et la nuit courait .

« Rien n’est hasard », me disais-je,

« rien » et le matin je me levais

le mal aux mâchoires.

 

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